A la une Promotion Nous aider Contact Liens Chronique A telecharger






Le sommaire chaque semaine par e-mail?

Votre adresse email
Format de réception :
Dimanche
Chaussée de Bruxelles, 67/2
B-1300 Wavre
Tél. 010.235.900
Fax. 010.235.908
CCP 000-0335300-68

Editorial du 29 janvier 2012

Hasard de calendriers ?

Editorial du 29 janvier 2012 L’Église de Belgique a de nouveau fait la une de l’actualité, à la suite des récentes perquisitions menées dans le cadre de l’Opération "Calice", concernant les abus sexuels commis par des prêtres et religieux. Tous les évêchés ont fait l’objet de la visite des enquêteurs, sous la conduite du juge d’instruction Wim De Troy, accompagné du procureur fédéral Johan Delmul. Il importe que la justice puisse faire son travail correctement. Et il n’y a pas lieu de juger de l’opportunité de ces perquisitions. En démocratie, la confiance dans le système judiciaire est un élément primordial. La question est toutefois de savoir pourquoi ces perquisitions maintenant ?
Après les travaux de la Commission parlementaire Lalieux qui ont permis d’aboutir à la création d’un centre arbitral chargé d’indemniser les victimes d’abus sexuels dont les faits sont prescrits, le climat était redevenu plus serein. Cette nouvelle collaboration de l’Église ne réparera pas le traumatisme subi par les victimes, mais contribuera à la reconnaissance de la souffrance causée. De plus, dans la foulée des travaux de la Commission parlementaire, la Conférence épiscopale et les supérieurs religieux de Belgique ont publié récemment un ouvrage intitulé "Une souffrance cachée – Pour une approche globale des abus sexuels dans l’Église". Un document fort dans lequel nos évêques disent assumer une responsabilité morale et répètent qu’il ne faut pas laisser les abuseurs en paix. Il est indispensable que les auteurs d’actes qui révoltent et qui, de toute évidence, ont brisé des existences à tout jamais, soient poursuivis. Les autorités ecclésiastiques ont aussi insisté pour que les victimes, dont les faits ne sont pas prescrits, déposent plainte auprès de la justice.
Un climat moins passionné ne signifie pas pour autant que tout soit réglé. Et seul le juge d’instruction, dans son indépendance, peut estimer devoir poursuivre ses investigations. Mais pourquoi maintenant ? Le "hasard du calendrier" est troublant. Comme si le juge voulait vite "reprendre la main". Car ces descentes d’enquêteurs, largement médiatisées, ont eu pour conséquence de faire tomber dans l’oubli les mesures fortes prises par l’Église de Belgique. Elles ont jeté à nouveau la suspicion sur la volonté réelle de collaboration des autorités religieuses. C’est dommage !
Jean-Jacques DURRÉ
 
Réalisation : Média Animation | Ce site respecte les standards du web CSS et XHTML 1.0